LE BILLET DE MONOCLE

L’une des métriques les plus fréquemment utilisées pour déterminer le niveau global de valorisation des marchés financiers est le PE de Robert Shiller.

Shiller en quelques mots : économiste phare du XXe siècle, professeur à l’Université de Yale et prix Nobel d’économie en 2013.

La logique sous-jacente au ratio qu’il a développé est relativement simple : elle compare la valorisation boursière des entreprises au résultat net qu’elles dégagent. On divise la capitalisation boursière par la moyenne du résultat net sur 10 ans (ce qui permet de lisser les effets de cycle).

Sur le long terme, ce ratio oscille entre 5 (post 1ère Guerre Mondiale) et 45 (pic de la bulle de 2000). Aujourd’hui, nous sommes à 33.8 : un niveau largement supérieur à celui qui précédait la crise de 2008 (alors aux alentours de 27) et équivalent à celui de 1929 – où les marchés américains ont subi une baisse de -88% en 2 ans. Ces chiffres sont éloquents.

Si on se tourne vers les marchés obligataires, la situation n’est pas plus réjouissante. La prime de risque offerte par les obligations dites « risquées » revient vers ses plus bas niveaux, qui ont été atteints à deux reprises : en 2007 avant le déclenchement de la crise financière et en 2020 juste avant l’apparition de la pandémie. Conséquence : les investisseurs ne gagnent que 2% supplémentaires pour prêter à une entreprise dont le risque de crédit est caractérisé comme élevé. C’est un pari que nous ne prendrons pas.

Dans ce genre de configuration, un achat offrira au mieux un faible rendement, au pire une perte en capital. Notre objectif premier étant de protéger le patrimoine, nous choisissons la prudence et attendons.

Bonne semaine à vous,
Pierre et Maximilien


PERFORMANCE – MONOCLE FUND

Au 23 Juillet, Monocle (part A) est à +0,25% sur 2021.

2020: +6,44%
2019: +6,09%
2018: +0,11%
2017: -1,25%
2016: +6,91%

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